Du chariot élévateur au Boeing 737 : comment on trouve nos trouvailles
« Mais où est-ce que vous trouvez tout ça? » C’est la question qu’on nous pose le plus souvent. Une excavatrice une semaine, un lot de vaisselle de restaurant la suivante, puis des antiquités… Notre inventaire change constamment, et derrière chaque pièce, il y a une histoire. Voici comment ça se passe vraiment.
Tout commence par une occasion
Beaucoup de nos achats démarrent par un simple appel : une entreprise qui ferme ses portes, un commerçant qui renouvelle son équipement, une succession, un entrepôt à vider, une faillite ou une liquidation. Dans bien des cas, les gens ont besoin de libérer l’espace rapidement et de ne pas se casser la tête avec la revente.
Ensuite, on évalue
Avant d’acheter, on regarde de près l’état, l’âge, l’entretien, la demande dans la région et le prix auquel on pourra revendre. Pour la machinerie, on s’intéresse à l’état mécanique, aux heures d’utilisation et à l’historique d’entretien. Pour la boutique, on vérifie l’état, la qualité et la marque, et on se demande si la pièce va trouver preneur. On offre une évaluation rapide et gratuite, et on fait un prix juste.
Puis, on trie et on remet en valeur
Une fois les articles chez nous, à Saint-Côme–Linière, on nettoie, on teste, on photographie et on classe. La machinerie lourde va dans notre cour. Les trouvailles, la vaisselle et la déco prennent le chemin des Puces St-Côme-Linière, en magasin et en ligne.
Un exemple : quand notre président s’est retrouvé avec un Boeing 737
Oui, un avion.

À l’automne 2022, l’avion-restaurant Le 737, installé près de l’aéroport de Québec, ferme ses portes. Le syndic met ses actifs en vente : un avion fixé au sol, des conteneurs, du mobilier, de l’équipement de cuisine.
En janvier 2023, Alexandre Bernard, président de Gestion COBE, et un partenaire d’affaires font une offre sur un lot : un conteneur et des blocs de béton. Pas l’avion. Mais en discutant avec le syndic et l’aéroport, on leur propose de prendre le reste du lot. Personne ne voulait relancer le projet. Ils ont fini par acheter le tout, Boeing compris.
Là, ils ont appliqué la même démarche que pour n’importe quel achat : qu’est-ce qu’on a devant nous, et à qui ça peut servir? Un avion de cette taille ne se range pas sur une tablette. Il fallait trouver un projet sérieux, et surtout comprendre comment le déplacer. L’avion a été affiché sur Marketplace à 1 M$, « un prix pour faire jaser ». Le but : éviter qu’il finisse à la ferraille.

Le 16 mars 2023, après des semaines de discussions, le Woodooliparc de Scott a signé. Au printemps, l’avion a été démonté, les ailes ont été transportées sur remorque et des piliers de béton ont été installés sur le site de Scott. Le 8 juin, il a pris la route avant le lever du jour et s’est posé au Woodooliparc.

Un projet comme celui-là ne se fait pas seul. Entre la grue, les camions, la nacelle et les piliers de béton à installer, il a fallu toute une équipe pour que l’avion arrive à bon port.

Il est maintenant installé sur ses piliers, visible de l’autoroute 73, et il a repris vie sous le nom d’AirWoodooli, Destination 737 : depuis juin 2024, les visiteurs y vivent une expérience de réalité virtuelle qui les fait voyager autour du monde.
Un Boeing, c’est l’exception, bien sûr. Mais le principe reste le même : on regarde, on évalue, et on trouve à qui ça sert.
Pourquoi on fait ça
Parce que du bon matériel mérite une deuxième vie. Plutôt que de finir au rebut, il est offert à quelqu’un qui en a besoin, souvent à une fraction du prix du neuf. Et ça fait rouler l’économie d’ici.
Vous avez de l’équipement ou des articles à vendre?
Nous achetons! Que ce soit une pièce de machinerie, un lot d’équipement ou le contenu d’un commerce, appelez-nous au 819-500-0833 pour une évaluation rapide et gratuite.
Et si vous cherchez la prochaine bonne affaire, passez voir notre boutique en ligne ou visitez-nous au 1202, rue Principale à Saint-Côme–Linière.
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